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Montoison et Conakry, une histoire d'eau

Des locaux tentent de monter une entreprise en Guinée pour subvenir à ses besoins en eau.

Parfois, se lancer dans un projet fou, ça ne tient à pas grand chose. Prenez Éric Franusic, par exemple. Banquier montmeyranais, un temps impliqué dans la vie municipale, il est père de famille et ne s’intéresse que de très loin à ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée. Il rencontre, par l’intermédiaire de ses enfants, le docteur Ibrahim Bah-Clozel, chirurgien qui réside à Montoison et avec qui il tisse des liens très forts d’amitié. Jusqu’ici, rien de bien folichon, me direz-vous.

Tout ceci se déroule avant que le médecin ne parte au Brésil et découvre un procédé qui déclenche immédiatemment une idée dans sa tête : « D’origine Guinéenne, j’ai toujours, à travers ma profession, chercher à aider les gens de ce pays. J’y ai des attachements très profonds car mon père, qui a été militaire dans l’armée française, a quitté le pays en 1958 au moment de l’Indépendance. Considéré comme un traître, il n’a jamais pu m’y emmener et, la première fois que j’y ai mis les pieds, c’était pour y porter son corps... Depuis j’y retourne très souvent, y compris pour y apporter mon aide. »

Durant ses voyages, il constate bien que l’eau est un enjeu majeur, et pas seulement pour les raisons évidentes de survie. Les trois grandes entreprises qui fournissent le précieux liquide se contentent en effet de le vendre en bouteille, parfois en bombonne, mais surtout dans un contenant plus étonnant : des sacs plastique. « Ces sacs sont une véritable catastrophe à tout point de vue. D’abord, on ne sait pas trop d’où ils proviennent et ne sont pas hygiéniques. Même ceux qui sont propres libèrent des pertubateurs endocriniens dans l’eau et posent des soucis évidents de santé. Et surtout, ils se retrouvent partout dans les rues et finissent dans les égouts de la ville ! » Un réel problème écologique qui en entraîne d’autres et donc multiplient les risques pour la population de contracter le paludisme. « Or la Guinée, est confrontée à la forme la plus dure de cette maladie», précise Ibrahim.

C’est donc avec toutes ces connaissances que dans la province du Pernambuco, sur la côté centrale du Brésil, une vision l’a immédiatement transporté dans son pays d’origine. Devant lui, des motos-cargos chargées de bombonnes de 20 litres d’eau sont en train de livrer chaque maison les unes après les autres... La voilà l’idée !

Mais loin de s’emballer et de partir bille en tête, il prend le temps de s’entourer et surtout de monter un projet qui tienne la route. C’est là qu’interviennent Éric Franusic et ses compétences financières, mais aussi le voisin de ce dernier, Franck Audigier, qui travaille dans l’hygiène industrielle, et Philippe Baujard, chimiste montoisonnais qui se charge de la communication et du marketing du projet...
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La suite de cet article est à lire dans Le Crestois du 3 mars 2017

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