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Restos du coeur : dernière campagne ?

Voilà 22 mois que les membres du local des restos du cœur tentent de trouver un futur lieu d'accueil. En mai 2015 leur bail se termine et, pour le moment, ils n'ont pas de solutions satisfaisantes.

Une discussion avec la mairie est en cours et des propositions ont été faites. Sans succès pour l'instant… À bientôt 5 mois à peine de la fin du bail, il est intéressant de dresser le bilan de la situation. Quelle(s) solution(s) ont-ils ? Quelles conséquences la fermeture du local induirait-elle ?

Le responsable du local, Michel Denglos, nous répond en interview :

Lors du dernier conseil municipal, le maire a afirmé respecter son engagement initial, laissant entendre que les Restos du cœur ne respectent pas les leurs en demandant à la ville de participer aux travaux. Qu'en est-il ?

Ce n'est pas le moment d'engager une polémique autour de la mairie sur la responsabilité des uns ou des autres dans cette potentielle fermeture. L'urgence, le débat du jour, c'est comment éviter le scénario catastrophe. Si le Resto finit par fermer au printemps, il sera bien temps de débattre sur les responsabilités respectives. Si on réussit à trouver une solution, ce débat n'aura pas lieu d'être.

Dans l'état actuel des choses, comment voyez-vous l'avenir du local ?

Aujourd'hui, il faut partir d'une certitude. Si la ville laisse les Restos du cœur seuls avec une somme de 200 000 euros à trouver pour pouvoir ouvrir un local dans le gymnase Chareyre, ils n'y parviendront pas et le centre de Crest disparaîtra en mai prochain.

Votre bail se termine dans moins de six mois. Aurez-vous le temps d'aller jusqu'au bout ? Disposez-vous de solutions concrètes pour éviter la fermeture ?

Évidemment non, nous n'aurons pas le temps. La recherche de subventions et de partenaires, les éventuelles décisions budgétaires plus les travaux à réaliser demandent trop de temps. Il n'y a pas d'autres solutions que de travailler ensemble pour réaliser un montage financier indispensable. Il y aura des fonds publics à trouver mais aussi des entreprises mécènes. Nous comptons aussi lancer un appel aux dons. Mais l'implication financière de la ville est indispensable. Si la volonté politique de la ville de sauver le projet est claire, tout deviendra possible et l'on pourra trouver une solution temporaire pour se donner du temps.Pour préserver cette possibilité, on a commencé à chercher dans Crest un local privé à louer pour un an avec un minimum de travaux an de pouvoir fonctionner en hiver. Nous ne pouvons pas engager financièrement des travaux trop lourds pour une seule année. De plus, nous avons besoin d'une surface de 200 m2. On compte surtout les les bonnes volontés pour nous aider dans cette recherche, et on a déjà sollicité nos amis du RotaryClub.

Que se passerait-il si aucune solution n'était trouvée ?

Rien que de très prévisible. Au niveau de l'association, il faudrait vider les lieux, disperser notre matériel vers les douze autres centres de la Drôme et rendre le stock de marchandises au dépôt de Valence. Bien sûr, les 80 bénévoles de l'équipe serait aussi démobilisés avec un grand sentiment d'amertume devant ce gâchis….

La suite de cet entretien, et notre enquête à lire dans Le Crestois du 12 décembre 2014.

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