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Un réseau de "cousettes" sur notre territoire

Suite à la demande d’un médecin de l’hôpital de Crest qui a fait part de l’important manque de masques, une dizaine de personnes se sont regroupées pour fabriquer artisanalement des masques. Et l’aventure a commencé…

cousettes 2Il y a celles qui coupent, celles qui cousent, celles qui confectionnent des liens et celles qui ne savent pas coudre mais qui cherchent et récupèrent les tissus, les polaires, le molleton, le fil et les aiguilles. Il y a aussi celles qui téléphonent et proposent à qui de droit les masques et reçoivent les demandes… En plus des masques, les couturières fabriquent aussi des bonnets et des surblouses.

Elles sont d’Aouste, de Vercheny, de Crest, de Vaunaveys, de Cobonne.

Les livreurs, avec l'autorisation en poche, font une à deux tournées par semaine pour livrer les masques et maintenant les bonnets. La première surblouse vient d’être faite et sera livrée la semaine prochaine avec d’autres.

Tout le monde s’y met, bénévolement, puisque ce réseau fonctionne sans aucun autre budget que la bonne volonté, les dons de particuliers et de la ressourcerie locale ! D’ailleurs, actuellement, il leur manque du jersey fin pour la confection des bonnets.

Covid-19 oblige, ce réseau respecte de strictes règles d’hygiène et sécurité, rappelées quotidiennement, notamment de ne pas prendre tout de suite les livraisons en main mais les laisser reposer au moins 24 heures avant de les utiliser. Les livraisons sont faites sans contact direct entre humains, devant la porte d'entrée ou sur les boîtes aux lettres des cousettes ou des organismes qui les reçoivent. Le gel hydroalcoolique est obligatoire avant et après la livraison.

Les patrons des masques, surblouses et bonnets fabriqués ont évolué. En premier, c'était le modèle du CHU de Grenoble. Maintenant le patron utilisé est celui qui a la norme AFNOR.

Chaque pièce fabriquée est livrée avec une étiquette « conseils de sécurité » dont la nécessité de laver à 60° dès réception, après chaque usage et chaque jour. Tous les soirs, un compte rendu de l’avancement des travaux est envoyé à l'équipe par celle qui gère toute la communication et qui a mis en place la logistique.

Les décisions sont prises à trois… le WhatsApp marche à fond, les mails aussi. Le réseau tourne bien, ayant trouvé son rythme et son équilibre. Il a pour l’instant livré 170 masques, une cinquantaine de bonnets, et les premières blouses sont fabriquées mais pas encore livrées.

Les besoins ne cessent d'augmenter, hors personnel hospitalier : mairie et services techniques, EHPAD, maisons de retraite, éducateurs, commerces, infirmières, service funéraire, assistantes de vie, etc. Tous ces bénéficiaires sont ravis et demandent de transmettre aux cousettes leur remerciements émus.

Mais ce réseau est maintenant à son maximum pour que la gestion reste humainement raisonnable (bien que déjà assez lourde). Il n’est donc ni possible, ni envisageable, à l’heure actuelle, d’intégrer d’autre "cousette ou couseau" sans déséquilibrer cette chaîne de 9 couturières et 3 livreurs.

Par contre, d’autres réseaux pourraient (devraient) se constituer. Il y a de la demande, et des besoins, notamment pour des surblouses.

A cet effet, les "cousettes" sont prêtes à aider un autre réseau qui aimerait se monter. Des tableurs de gestion sont en place et peuvent être recopiés. Les patrons aussi et peuvent être envoyés en format PDF. L’organisation est tout à fait prête à être dupliquée… "clé en main" !

Vive la solidarité !

Corinne Lodier

Le réseau préfère rester anonyme, c’est pourquoi, la mairie s'en fait le relais. Pour tous renseignements vous pouvez contacter par mail (uniquement) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., qui transmettra aux Cousettes.
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