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Thierry Didier : « Je suis prêt à aller aussi loin qu’il le faudra ! »

Le nouveau maire de Bourdeaux nous a reçus en mairie pour évoquer les projets qu’il entend mener avec son équipe au cours de ce mandat.

Comment passe-t-on de la fabrication d’un synchrotron à celle d’une pogne ? Et des bancs de l’opposition, dans un conseil municipal de région parisienne, au fauteuil de maire de Bourdeaux ? Autant de questions et de paradoxes que Thierry Didier, élu au terme du dernier scrutin municipal, explique assez simplement...

« Je ne suis pas du coin, mais je suis Drômois », indique le nouveau maire, en guise de préambule, avant de revenir sur un parcours professionnel et politique aussi curieux que déroutant. Après ses études, ce natif de Valence rejoint Saint- Paul-Trois-Châteaux, où il travaillera 15 années durant dans le secteur du BTP. Il rejoindra ensuite la région parisienne, pour participer à la construction du Synchrotron Soleil, à Saclay (91), un gigantesque accélérateur de particules administré par le CNRS et le Commissariat à l’énergie atomique.

Vingt ans plus tard, virage à 180 degrés : Thierry Didier passe un CAP de pâtisserie, et se met à sillonner, sur son vélo triporteur, les marchés de Bourg-la-Reine, de Montrouge et de Cachan. Cachan, dans le Val-de- Marne (94), où il va se frotter à la politique municipale dans l’ombre d’un baron socialiste du sud parisien, Jean-Yves Le Bouillonnec, alors député et maire.

En 2014, il monte une liste de gauche dissidente, issue d’un "mouvement citoyen" qui a rallié écologistes et membres du Parti de gauche (PG). Avec 26% des voix, il impose un second tour au maire sortant, et siègera dans l’opposition pendant 6 ans.

Toujours en lien avec sa Drôme natale et heureux propriétaire d’une résidence à Bourdeaux, Thierry Didier prend attache en 2019 avec l’équipe de Stéphane Prunenec, élu municipal qui souhaite alors prendre la succession de Patrick Chalamet. Thierry Didier rejoint la dynamique, et se présente à ses côtés. Mais les 15 mars et 28 juin, les électeurs en décident autrement, et si la liste a majoritairement été acceptée par les Bourdelois, elle l’a été sans celui qui devait la conduire... Il a donc fallu, en quelque sorte, lui trouver un remplaçant. Voilà comment Thierry Didier s’est retrouvé sur le fauteuil de maire.

À la mi-août, le nouvel édile nous a reçus en mairie pour évoquer les projets qu’il entend mener avec son équipe au cours de ce mandat. L’occasion aussi de revenir sur les débats qui ont traversé la commune pendant la campagne électorale...

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Article publié dans Le Crestois du 4 septembre 2020

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