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Les blessures encore à vif de la guerre d'Algérie

La ville de Crest a commémoré le 59e anniversaire de la fusillade de la rue d'Isly. Un choix mémoriel très politique...

C'est le souvenir douloureux d'un événement tragique. Le vendredi 26 mars, la ville de Crest a commémoré la fusillade de la rue d'Isly, survenue 59 ans plus tôt à Alger. Pandémie oblige, c'est une petite délégation qui a décoré la stèle des Rapatriés, au cimetière de Crest.

Dans l'assemblée, le maire de Crest, Hervé Mariton, et Jean Prévost, délégué aux affaires patriotiques, représentaient la municipalité. On comptait aussi des représentants du Souvenirs français, de la Commission d'entente des anciens combattants, du Centre culturel et social des rapatriés d'Afrique du Nord et du Cercle algérianiste, qui ont tour à tour déposé des gerbes devant le monument. Dans l'assistance, quelques citoyens, habitués de cette commémoration, sont venus au cimetière rendre hommage aux disparus d'Algérie.

Alors que, dans le reste de la vallée, c'est plutôt la date du 19 mars qui est choisie par les municipalités pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie, la ville de Crest préfère quant à elle mettre l'accent sur le drame de la rue d'Isly. Pour mémoire, le 26 mars 1962, une semaine seulement après la signature des accords d'Évian et le cessez-le-feu qu'ils étaient sensés instaurer, l'armée française tire sur un cortège de manifestants désarmés, aux portes du quartier Babel-Oued, faisant officiellement 46 morts et 150 blessés...

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Article publié dans Le Crestois du 2 avril 2021

À consulter, le rapport Stora : Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie, Benjamin Stora, janvier 2021.

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