Hussein Lawand, quand l’Histoire arrive à notre porte
Le musicien yézidi, installé dans la vallée, raconte au saz la tragédie de son peuple.
En 1999 naissait, dans la région du Sindjar (Shingal en kurde), au Kurdistan irakien, Hussein Lawand, benjamin d’une fratrie de neuf enfants. À l’âge de huit ans, en 2007, il va rencontrer l’Histoire et ses tragédies : 500 morts dans les attentats perpétrés par des miliciens islamistes. Puis en août 2014, c’est Daesh qui lance une attaque massive sur le Mont Sindjar et ses villages yézidis. Il faut fuir, très vite. Son père, un aîné respecté, organise sa grande famille en petits groupes autonomes, guidés par un responsable pour se réfugier dans la montagne, à pied, sans ressources, en pleine nuit.
Pour Hussein, inconscient du drame, c’est comme partir en vacances, en habits de fête. Début de la peur quand le groupe croise des voisins, hommes musulmans, des amis qui sont devenus les complices de Daesh et les dénoncent...
Article publié dans Le Crestois du 13 mars 2026
Illustration : © Joachim Rossignol
