Intercommunalité : Pouvoir revenir à un réel outil de développement du territoire

Tribune de Roger Kahn du 26 juin 2020.

UN PEU D’HISTOIRE

Une première réflexion est née à la fin des années 70, sous l’impulsion des conseillers généraux de quatre cantons d’alors (Crest Nord, Crest Sud, Livron et Bourdeaux), et de jeunes maires qui, voyant les autres territoires s’organiser, pensaient à l’avenir. J’ai eu le plaisir de participer personnellement avec d’autres représentants du monde associatif à l’élaboration d’un Plan d’Aménagement Rural pour notre vallée ; en ces temps-là, nos élus locaux invitaient les associations à construire avec eux des projets en véritable concertation.

L’année 1976 a vu la constitution d’un Syndicat d’Étude et d’Aménagement de la Vallée, puis sa transformation en Syndicat d’Aménagement du Val de Drôme couvrant à peu près toutes les communes de Mirabel et Blacons à la vallée du Rhône : notre vallée s’était ainsi dotée d’un outil de développement (et d’aménagement). De nombreuses actions ont depuis été réalisées.

Et la ville de Crest dans tout ça ? Dans les années 90 elle s’est mise à pratiquer le yoyo :descentes / montées/ descentes, et ce n’est qu’en 2014, contrainte par la loi, qu’elle a intégré une communauté de communes, la 3CPS. Depuis, son maire actuel y participe en maugréant.

DÉSINTÉRÊT ET MÉPRIS POUR L’INTERCOMMUNALITÉ

Dans une récente tribune (28 février, Le Crestois), Hervé Mariton évoque sa vision de l’intercommunalité, «cause majeure de l’augmentation de la fiscalité locale, et aux économies d’échelle introuvables» : l’argumentaire qu’il développe montre aussi une vision profondément marquée par les rapports de forces qu’il affectionne. Il présente à ses administrés l’intercommunalité comme un simple guichet qui s’ajouterait donc au Département, à la Région, à l’État et à l’Europe…

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Tribune publiée dans Le Crestois du 26 juin 2020

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