Petit tour des expressions populaires

La chronique de René Bergier du 31 juillet 2020.

Avant la 2e vague du Covid que nous prédisent nos scientifiques et après ces interminables élections, qu'elles soient municipales ou intercommunales, un peu de détente s'impose. Pour cela, quoi de mieux qu'un peu d'humour… qu'un sourire.

Dans cette optique, je continue mon petit tour des expressions populaires qui imagent parfois notre langage sans que nous nous en rendions toujours compte; et auxquelles j'ai ajouté quelques petites touches personnelles.

- Mon petit doigt me l'a dit : mais le pouce en savait plus
– Prendre la mouche : avec ou sans vinaigre?
– Qui se ressemble s'assemble : on comprend mieux le mariage pour tous (il a osé!)
– Tirer les vers du nez : c'est dégueulasse! 
– Ménager la chèvre et le chou : d'habitude c'est la perdrix qu'on met avec le chou
– Rouler à tombeau ouvert : c'est comme casser sa pipe, ça conduit au même endroit
– Se regarder le nombril : après un certain âge, on ne peut plus
– Ventre affamé n'a pas d'oreille : mais avec une bonne ouïe, on l'entend
– Saoul comme une barrique : normal si on y est tombé dedans
– C'est le cadet de leurs soucis : pas de quoi inquiéter l'aîné
– Tirer le diable par la queue : quels drôles de moeurs !
– Se prendre les pieds dans le tapis, c'est comme lui casser les pieds : encore une histoire de panards
– Avoir plusieurs cordes à son arc : sûrement pour tirer dans les angles
– Être le dindon de la farce : celui de Noël s'en souviendra longtemps
– Copains comme cochons : c'est vrai que les gorets sont très sociables
– Mettre de l'eau dans son vin : un péché
– Faire Pâques avant les Rameaux : c'est depuis bien des années dans l'air du temps, mais seuls les anciens en connaissent la signification
– Jeter le manche après la cognée : c'est un coup à se fendre la gueule
– L'habit ne fait pas le moine : surtout si ce dernier est sous la douche
– La nuit porte conseil… et c'est moins cher qu'un avocat
– Regarder midi à sa porte : pas facile pour les entrées côté nord
– Avoir un chat dans la gorge : à mon avis, ça va miauler
– En mettre sa main au feu : c'est comme avoir le coup de foudre; ça chauffe dans les deux cas
– Avoir la tête dans les nuages : j'en connais qui ne verront jamais le soleil
– Péter les plombs : pourquoi pas, si on a avalé une cartouche de chevrotines
– Les loups ne se mangent pas entre eux: c'est comme les politiques… hors périodes électorales
– Avoir le cul bordé de nouilles : pas très ragoûtant
– Couper les cheveux en quatre : il faut des ciseaux bien affûtés
- S'en tamponner le coquillard : ne cherchez pas, rien à voir avec une coquille
– Laisser pisser le mérinos : pourquoi plus spécialement cette race de mouton ?
– Bailler aux corneilles : c'est un coup à se prendre la fiente du volatile dans le gosier
– Avoir l'estomac dans les talons : c'est comme péter plus haut que son cul; c'est une anomalie du tube digestif
– Mettre les pieds dans le plat : Vous avez remarqué que l'on sert les pieds à toutes les sauces… mais pourquoi pas si c'est un plat au fromage
– Sourd comme un pot… et lourd comme un sot
– Il n'a pas coupé trois pattes à un canard : c'est peut-être parce qu'il savait compter
– Se lever du pied gauche : droit ou gauche, ce qui importe c'est de poser les deux pieds par terre
– Ça coûte la peau des fesses : le prix dépend de la qualité de la peau
– Les absents ont toujours tort : surtout quand ils ne sont pas là
– Faire des siennes : c'est mieux que faire celles des autres
– Déshabiller Pierre pour habiller Paul : pourquoi c'est toujours Pierre qu'on fout à poil ?

Et j'en aurais bien d'autres tant la liste est longue; mais si vous ne deviez retenir qu'une de ces expressions populaires, gardez celle qui vous permettra de traverser le temps dans la bonne humeur: "Rire et être joyeux empêche de devenir vieux"… à condition de commencer jeune.

René Bergier

Article publié dans Le Crestois du 31 juillet 2020

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