Une journée calamiteuse…

Tribune du 2 octobre de Crestoises désenchantées par les Journées du Patrimoine.

Samedi 19 septembre, hop, marché puis, malgré un temps maussade, nous voilà parties à trois pour la première et prometteuse Journée du Patrimoine ! Tout d’abord, Saoû. Son moulin à noix, son gardien passionné et passionnant nous ont accueillies chaleureusement. Puis ce fut au tour du château de Piégros et de son restaurateur qui nous ont plongées dans une "avancée vers le passé".

Toutes contentes de ce début intense, nous sommes revenues à Crest, brochure à la main, impatientes de découvrir ce qui se cache dernière les jolies portes….

Mais, première contrariété : Maison Bèche, fermée ! Ben mince ! Nous avons continué notre cheminement mais, idem pour les autres maisons (Delphinade, Breyton...) dont les intérieurs étaient pourtant vantés dans la plaquette ! Nous étions dépitées !

Un passage à l’Office du Tourisme nous fait comprendre que c’est « normal ». En fait, rien, ou presque rien, n’est ouvert à Crest. Les Journées du Patrimoine se résument en gros à un flyer décrivant les bâtiments que l’on peut voir tous les jours de l’extérieur. Aucune porte ne s’ouvre, personne n’est là pour vous faire entrer et vous raconter l’histoire de ces demeures.

Nous nous sommes consolées en montant dans le clocher de l’église, visite qui aurait pu nous échapper sans le secours d’un jeune homme car, dans le guide, elle était indiquée le dimanche 20. Là, nous avons failli nous faire assommer par une poutre dont la hauteur basse n’était pas signalée. Dommage aussi qu’il n’y ait pas de vue sur la ville. À notre déplaisir, nous avons également pu constater le manque d’esthétisme dans la réalisation des travaux d’électricité mais espérons que ceux-ci ne sont pas terminés.

L’amie qui était venue d’une autre région pour découvrir avec nous la face cachée de Crest était bien déçue. Alors pour nous rendre au parc de la Barbeyère, nous sommes passées par la rue Peyrière, histoire de lui rendre le sourire. Mais arrivées devant le panneau indiquant la direction du parc, l’ambiance est vite retombée : il fallait réserver et l’heure de fermeture était déjà passée ! Ah zut ! Ce n’était pas indiqué dans notre bible du patrimoine !

Vraiment découragées devant tant de manquements et de dissuasions, le dimanche, nous avons déserté Crest. Crest vaut le détour, certes, mais pas pendant les Journées du Patrimoine.

Des Crestoises désenchantées

Tribune publiée dans Le Crestois du 2 octobre 2020

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