Une aberration passagère ?

Transitions, la chronique de Vincent Meyer du 27 novembre 2020.

« Nous allons avoir un Noël bizarre cette année... ». C’est ce qu’écrivait ma grand-mère Jeanne à sa fille Lucienne, lycéenne et interne, fin novembre 1939. C’était la « drôle de guerre ». Calme plat. À part quelques accrochages sur la frontière à l’Est, quelques incursions de l’aviation allemande et des bombardements sporadiques notamment sur Lyon, Tain et Givors. Au lycée de Tournon, les élèves se réfugiaient à chaque alerte dans des tranchées creusées dans le parc, le masque à gaz à portée de main. Mais dans l’ensemble, c’était tranquille.

Certes, les jeunes hommes étaient mobilisés, certaines denrées commençaient à manquer et la censure militaire contrôlait le courrier. Derrière la ligne Maginot, la population était inquiète mais plutôt confiante. Le temps était suspendu. L’avenir complétement incertain. Les projets à l’eau. Qui pouvait imaginer ce qui se passerait à partir de mai ? À part les masques - et encore ils étaient bien différents ! - y a-t-il quelque ressemblance avec la situation présente ?

Les 80 dernières années ont complétement changé la donne....

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Chronique publiée dans Le Crestois du 27 novembre 2020

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