Les jeunes mobilisés d’Armorin réfléchissent à la suite
Les vacances ouvrent une période de recul pour les acteurs du mouvement social lycéen toujours actif.
La cité scolaire François-Jean-Armorin a fermé ses portes vendredi 16 octobre au soir pour deux semaines, à la veille d’une manifestation à Crest et dans toute la France. Le calme est revenu sur le parvis, les pancartes ont été rangées… Pour de bon ? Rien n’est moins sûr. Car cette accalmie ressemble plus à une parenthèse, tant la situation s’est crispée entre les acteurs, aussi bien au niveau national qu’à la cité scolaire.
Vadim, membre du comité organisateur du mouvement lycéen à Armorin raconte : « Le dernier jour de blocus ne s’est pas bien passé. La veille, le jeudi, le proviseur nous a convoqués dans son bureau pour nous dire que le mode de fonctionnement allait changer. Jusque-là, il nous laissait bloquer les élèves, là, fini. Et il nous a informés qu’il ne validerait plus nos absences. On a essayé de lui dire qu’un blocus où on laisse passer les gens, c’est plus un blocus, il n’a rien voulu savoir. On a donc décidé un blocus total, et demandé à un maximum de gens de venir. »
À 7h20, une cinquantaine de personnes, dont des parents d’élèves, la Ligue des droits de l’homme et l’adjointe à la sécurité à la mairie Maia Levasseur étaient donc présents...
Article publié dans Le Crestois du 23 octobre 2026
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