Les actus à découvrir dans le journal de la Vallée

                

Le coq et le loup (2/2)

Deuxième et dernier épisode de la série de Bernard Foray-Roux sur la querelle des "bobos" et des "ruraux". Factice, elle serait aussi dangereuse...

La première partie de cette chronique est à lire ici.

Jean Ferrat chantait, dans « La Montagne », en 1964, ces villages peuplés uniquement de vieux pendant que leurs jeunes allaient manger du poulet aux hormones dans des HLM de banlieue. Aujourd’hui, ces mêmes jeunes devenus adultes, ou leurs enfants, reviennent à la campagne pour fuir les mêmes banlieues surpeuplées et veulent manger du poulet bio. Ils ont fait sourire (ou agacé) au départ et puis... la Drôme est devenue le premier département bio de France !

Ils ont aussi ranimé les fêtes villageoises, et les marchés de produits locaux et d’artisanat authentique fleurissent, désormais, partout. Ils réhabilitent le vélo (le vieux « biclou » de nos grand-pères) et sont tout aussi capables qu’un gars du cru de défendre leur clocher... et ses cloches, avec le même chauvinisme parfois. Paradoxe, ils deviennent, souvent, encore plus traditionalistes que les autochtones et défendent « leur » campagne... contre les nouveaux arrivants dont ils faisaient pourtant partie il y a peu...

La pseudo opposition entre la France rurale à l’ancienne et la France néo-rurale ne repose sur rien. Quand il y a un conflit (et les exemples abondent autour de nous), la division se fait selon des critères d’intérêts personnels mais on la déguise en opposition de valeurs et de styles de vie, parce que la caricature est utile et plus facile pour dresser les gens les uns contre les autres et renforcer le nombre de ses supporters. C’est une technique éprouvée que pratiquent la plupart des groupes politiques, hélas, et notamment les extrêmes...

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Article publié dans Le Crestois du 27 août 2021

Illustration : Le loup et l’ageau, gravure de Gustave Doré (1876), Bibliothèque nationale de France

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