Les actus à découvrir dans le journal de la Vallée

                

Au Crestois, l’hiver ne s’annonce pas très chaud...

L’alerte que nous avons lancée la semaine dernière n’était pas un coup de com’.

Un pavé dans la mare pour les uns, une impression de déjà-vu pour les autres... Dans notre édition de la semaine dernière, nous avons voulu attirer l’attention sur la situation économique très difficile que traverse actuellement Le Crestois. Comme de nombreuses entreprises du pays, nous souffrons de l’inflation, de la pénurie de matières premières (du papier en particulier) et du ralentissement de l’activité économique. Des difficultés qui nous font redouter de devoir, dans un futur proche, mettre un terme à cette aventure familiale, éditoriale et industrielle qui a traversé les époques.

En premier lieu, l’équipe du Crestois tient à remercier toutes les personnes qui nous ont adressé, ces derniers jours, des messages de soutien chaleureux et des propositions d’aides diverses. Merci aussi à ceux qui ont si rapidement souscrit à des abonnements à notre journal. Merci également à nos confrères et consoeurs de la presse locale qui sont venus si vite et si nombreux à notre chevet. Ces signes de soutien, outre qu’ils redonnent un peu d’énergie à une équipe éprouvée, sont aussi une source d’inspiration, alors que nous allons devoir, dans les mois à venir, nous réinventer pour sauver l’hebdomadaire de la vallée et éviter le pire : une fermeture pure et simple du Crestois.

Car entendez le bien et n’y voyez aucun pessimisme surjoué : cette hypothèse n’a jamais été aussi probable. Et il se peut que, d’ici la fin de l’année ou, peut-être, dès l’année prochaine, vous ne nous retrouviez plus, ni chez vos marchands de journaux, ni dans vos boîtes aux lettres. D’autant que l’hiver qui vient ne s’annonce pas des plus tendres...

Pour espérer survivre à cette fin d’année lourde de menaces, nous avons besoin, dès aujourd’hui, de votre soutien. La manière la plus simple et directe ? Abonnez-vous, offrez des abonnements à vos proches, achetez-le journal, partagezle. Pour les entreprises, les collectivités, les associations : abonnez-vous également et, dans la mesure du possible, aidez-nous à assumer l’achat du papier, devenu un produit de luxe, en publiant dans nos colonnes des annonces publicitaires payantes. Renseignez-vous auprès de nous : nos prix défient toute concurrence et vos annonces toucheront un large public, car Le Crestois demeure un journal très lu dans la vallée de la Drôme (1 200 abonnés et autant de lecteurs au numéro, avec un taux de circulation très élevé). Sachez en outre que si vous vous abonnez pour la première fois à un titre de presse, vous pourrez bénéficier d’un crédit d’impôt de 30% de la dépense effectuée (plus d’infos sur www.economie. gouv.fr : « Abonnement à la presse : vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt »).

À nous, aussi, de vous convaincre que nous serons à la hauteur de ce soutien en poursuivant notre double mission : vous informer fidèlement de la vie de la vallée et demeurer un espace d’expression au service des acteurs du territoire (économiques, associatifs, institutionnels, culturels, sportifs, citoyens, etc.).

PARTISAN DES LUTTES ?

Soit dit en passant, nous entendons les critiques qui voudraient voir dans Le Crestois un journal « militant » au service d’on ne sait quel parti politique ou idéologie. Mais nous les récusons fermement : jamais nous n’avons appelé à voter pour tel ou tel candidat à telle ou telle élection. Aucun de nous n’a jamais milité ou adhéré à une formation politique. Nos journalistes s’en tiennent aux règles déontologiques qui régissent leur profession. Par ailleurs, notre journal respecte la législation qui régule toute publication de presse.

Certes, nous choisissons, chaque semaine, de ne pas mettre la poussière sous le tapis. Il serait sans doute plus facile et moins risqué d’écarter de nos pages les sujets clivants, de garder sous silence les histoires dérangeantes, de ne pas mettre en lumière les contradictions qui travaillent notre société et notre vallée. Mais ce serait faillir à nos devoirs de journalistes et trahir l’héritage de nos prédécesseurs au Crestois : liberté de conscience, liberté d’expression, contribution au débat public.

Quand le fondateur du journal, Joseph « Salem» Bruyère, vilipendait ses contemporains, qu’ils jugeait décadents au nom d’une vision très conservatrice du catholicisme, c’est de cela qu’il s’agissait - quoi qu’on pense du message délivré à la fin. Quant à son successeur, Claude Pluvy, il offrait aux lecteurs du Crestois des analyses fines et informées sur l’ordre du monde, les affaires économiques et politiques du pays, accomplissant le même devoir, mais sous une autre forme. Quand Claude Bourde décidait, avec le soutien de sa famille, de faire du journal un miroir de la vallée et de rendre compte de tous les aspects de sa vie bouillonnante, sans tabou, c’est de cela, aussi, qu’il s’agissait. À chaque époque son Crestois...

Aujourd’hui, c’est à cette question qu’il s’agit de répondre : souhaitons-nous que subsiste dans notre vallée une publication libre et indépendante ? Souhaitons- nous que Le Crestois nous survive et qu’il serve à nos enfants comme il servit à nos aïeux ?

Gardons à l’esprit que Le Crestois, aujourd’hui, appartient à tout le monde. Ce n’est pas une vue de l’esprit. Cette semaine encore, plus de la moitié du contenu du journal est rédigé par des personnes qui ne sont pas salariées du Crestois. Tournez-les pages, feuilletez-le ! Tout n’est certes pas à garder et l’on ne plaira bien sûr jamais à tout le monde. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain !

Bientôt, nous reviendrons vers vous pour vous donner des nouvelles du journal. Il est évident que Le Crestois de demain, s’il subsiste, ne ressemblera pas au Crestois d’aujourd’hui. Nous espérons simplement sauver ensemble un héritage qui nous dépasse mais dont nous savons, au fond de nous et quelles que puissent-être nos différences de vue, la valeur supérieure.

Martin Chouraqui

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Article publié dans Le Crestois du 9 septembre 2022

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