
La disparition de Vincent Lesaffre
Le patron de la Crestoise de menuiserie s’est éteint à l’âge de 68 ans.
La disparition de Vincent Lesaffre, au début de l’été, à l’âge de 68 ans, a été très vivement ressentie dans notre petite région où il comptait d’une part de nombreux clients à travers son entreprise la Crestoise de menuiserie et d’autre part de très nombreuses amitiés.
Vincent Lesaffre était un homme du Nord : il arrivait de Douai et s’était installé au hameau de la rivière sous Gigors en 1979. Issu d’une famille où l’on s’intéressait grandement à l’architecture, il avait bifurqué vers le travail du bois, essentiellement en autodidacte. Il avait la passion d’apprendre. Ses amis racontent qu’il était un lecteur assidu.
Il s’était installé successivement à Gigors, à Divajeu, et finalement à Crest, où il fut un employeur important. Il est intervenu dans des chantiers de taille, comme le pont en bois et la passerelle de Crest, la chapelle des Cordeliers, l’auberge des Dauphins, l’église de Vassieux-en-Vercors, l’escalier monumental du Transe express, les stalles de l’abbaye de Léoncel, les bancs de la cathédrale de Valence et le triptyque de la Chapelle-en-Vercors.
Les Beaufortois se souviennent qu’il a entrepris avec le sérieux qui le caractérisait, la rénovation d’un petit immeuble du centre dont il fut propriétaire pendant quelques années. Tous ceux qui l’ont croisé ont remarqué son amour évident du travail bien fait.
C’était un homme à la fois très attachant et d’un caractère affirmé, parfois rude, ce qui se conjuguait avec une grande générosité. Il avait trois enfants, Isabelle, Thibault et Pauline, et deux petits-enfants, Inès et Lucas. Très gravement atteint par la maladie, il y a plus d’une année, il fut entouré par de nombreux amis et proches avec un dévouement qui force l’admiration.
Jacques Mouriquand
Article publié dans Le Crestois du 25 juillet 2025