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Madame de Sévigné et Roger de Rabutin, son très cher cousin

Pour marquer le quadricentenaire de sa naissance, la Drôme rend hommage cette année à la marquise de Sévigné, indissociable de l’histoire du château de Grignan. Petite chronique historique de ses échanges épistolaires avec son cousin Roger de Rabutin.

Madame de Sévigné, née en 1626, appartient à deux respectables familles de la noblesse bourguignonne : les Rabutin (son papa) et les Coulanges (sa mère). Hélas, la mère meurt en couches et le père décède peu après au siège de La Rochelle (1627-1628). L’orpheline est alors confiée à sa famille maternelle, qui n’apprécie guère la branche paternelle, jugée trop dépensière, qui va s’opposer à l’union de la belle Marie avec son cousin, Roger, de huit ans son aîné.

Lui a deux passions : les armes et les femmes. Pour les premières, il se couvrira de gloire à 18 ans au siège de Dôle et se verra confier un régiment à 23 ans. Pour les secondes, il faudra qu’il commette une erreur militaire funeste pour qu’on l’envoie à la Bastille, où un autre prisonnier célèbre, le maréchal de Bassompierre, l’initie au libertinage, dans lequel Roger devient vite un expert...

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Article publié dans Le Crestois du 8 mai 2026