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Ravioles et jiaozi : l’entente a de la farce !

La nouvelle rubrique de Rodolphe Dejour consacrée aux parentés entre cuisines française et chinoise.

Deux coussins de pâte : la raviole du Dauphiné et le jiaozi chinois enferment une farce et bien des souvenirs. Pour ce deuxième voyage entre la cuisine de Lin et la mienne, mettons la main à la pâte.

Dans le Dauphiné, la raviole se fait menue, garnie de fromage blanc, de comté et de persil. En Chine, le jiaozi est plus généreux : porc, chou ou crevettes se blottissent dans une pâte en demi-lune. Deux cousins éloignés, sachant qu’une bonne farce rapproche toujours les familles.

J’ai découvert leur histoire lors de l’atelier du Nouvel An chinois 2026 organisé par l’excellent restaurant Les Copains de Nankin, anciennement La Tartine. La légende remonte à dix-huit siècles. Le médecin Zhang Zhongjing aurait découvert des paysans aux oreilles gelées. Il prépara une farce d’agneau, de plantes et d’épices, l’enferma dans une pâte en forme d’oreille, puis la fit bouillir. Avant de devenir un plat de fête, le jiaozi aurait donc été une ordonnance à croquer...

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Article publié dans Le Crestois du 11 septembre 2026