Mag' : les infos culturelles de la vallée et d'ailleurs

              

C'est l'heure de la foire aux fruits d'hiver à Saou

C'est l'heure de la foire aux fruits d'hiver à Saou, dimanche 15 novembre toute la journée.

IL ÉTAIT UNE FOIS…

Au Moyen Âge, le village de Saoû était divisé en deux quartiers. L’un blotti au pied du Roc (cet énorme rocher qui domine le village) se rassemblait autour d’un château d’où son nom de « bourg du château ». L’autre, au bord de la rivière, regroupé autour de l’abbaye Saint-Tiers et de l’église paroissiale, répondait au nom de « bourg des églises ». Le premier dépendait, pour la justice et les impôts, d’un seigneur local, le second était, lui, gouverné par l’abbé des moines. Il semble que les relations entre les deux quartiers n’étaient pas au « beau fixe ».

Aussi un groupe de commerçants avisés imagina-t-il de créer une rue bordée d’échoppes entre les deux. Un orme poussait là, d’où le nom de rue de l’Orme ou de l’Oume (oumé en patois = orme). On reconnaît sa fonction commerciale à la forme en demi-cercles des fenêtres dont on abaissait les volets pour présenter les marchandises, d’où l’expression populaire « trier sur le volet ». Cette rue, elle, ne dépendait, pour la justice et les impôts, que des rois de France. L’un d’eux, Henri II, avait pour maîtresse la belle Diane de Poitiers dont la famille contrôlait la région. Pour faire plaisir à sa belle, il lui accorda le privilège de trois foires. Une le 24 septembre pour la Saint-Tiers, une autre en hiver, dite foire « froide », et la dernière en été, dite foire « chaude ». Au siècle dernier, des habitants ressuscitèrent ces deux dernières, celle d’été sous le nom de Fête du Picodon et celle d’hiver baptisée Foire aux Fruits d’Hiver...

La suite de cet article est réservée aux abonnés numériques. Connectez-vous dans la colonne à droite ou abonnez-vous.

Article publié dans Le Crestois du 6 novembre 2026