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The power of the dog

Le film de Jane Campion, oscillant entre western et film sociétal, est une franche réussite et un sérieux prétendant aux Oscars !


Salut à tous, et bienvenue dans le choix du disquaire !

The power of the dog, dont nous allons parler aujourd'hui, fait partie de cette récente génération de films produits et diffusés en exclusivité par une plateforme de vidéo à la demande (en l'occurrence Netflix) mais réalisés par de grands noms du cinéma, ici Jane Campion (La leçon de piano, la série Top of the lake, etc).

L'histoire se déroule en 1925 dans un grand ranch perdu au fin fond du Montana, une région loin de la modernité galopante du XXème siècle, où les hommes assument toujours leur virilité et où les cow-boys font figure de modèles. Tenu de main de maitre par les frères Phil (l'ainé, rustre, brillant et cruel) et George Burbank (le cadet, flegmatique, méticuleux et bienveillant), le ranch prospère. Mais la routine du quotidien va être mise à mal par le mariage de Georges avec Rose, une veuve des environs, que Phil va se mettre à détester et va chercher à atteindre en se servant de son fils Peter, garçon sensible et efféminé, comme d'un pion dans sa stratégie sadique...

Difficile de parler d'un film comme celui-là, oscillant entre le western et le film sociétal. Le sujet des relations humaines et du poids de l'environnement, complexe et profond, est traité avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité, en évitant l'écueil du jugement hâtif et des clichés.

La grande force narrative du long métrage réside dans le contraste, voire l'opposition, entre de nombreux éléments : l'immensité des paysages extérieurs et l'exiguïté des pièces à l'intérieur du ranch, les personnalités diamétralement opposées des deux frères, la tradition du ranch et la modernité des villes, etc.

Pour autant, le film s'élève bien au-dessus des partis pris et propose une vision juste de cette dualité en la considérant comme une fondamentale de l'existence, la développant jusqu'à la fin du récit (qu'on se gardera bien de vous dévoiler ici).

Ce qui est sûr, c'est que « The power of the dog » est un grand film de cinéma, au rythme lent mais parfaitement maitrisé et à l'esthétique somptueuse, et porté par des performances d'acteurs remarquables (Benedict Cumberbatch et Kirsten Dunst en tête). Un sérieux prétendant aux Oscars, et une franche réussite qu'on ne saurait trop vous recommander.

Olivier Chapelotte
Disquaire à la Fnac de Crest

THE POWER OF THE DOG
Film de Jane Campion (2021)
Disponible sur Netflix

Retrouvez chaque semaine la chronique "Le choix du disquaire" dans le cahier Mag' du journal Le Crestois en édition papier ou numérique.

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