Haro sur le guacamole industriel !
Au rayon frais de nos supermarchés, une célèbre marque nous propose un guacamole présenté comme une invitation au voyage. Le bocal est séduisant, les couleurs sont chaleureuses, le guacamole et les pseudo chips mexicaines sourient sur l’étiquette, les piments promettent une fiesta sous le soleil de Cancún et tout semble annoncer un apéritif authentique venu tout droit d’Amérique centrale.
Puis vient le moment de vérité. On retourne le bocal en verre. Et là, premier ingrédient : l’eau.
Oui, de l’eau.
Pas l’avocat.
Pas la tomate.
Pas l’oignon.
L’eau.
Autrement dit, l’ingrédient principal du produit est déjà disponible dans votre cuisine pour quelques centimes le litre.
L’avocat, lui, n’arrive qu’ensuite avec seulement 13,6 % de la composition. Treize virgule six pour cent ! Dans un guacamole, c’est tout de même une performance. C’est un peu comme vendre une omelette contenant davantage d’eau que d’œufs, un gratin dauphinois où la pomme de terre devient facultative ou une raviole de Romans dont la farce serait remplacée par de la purée instantanée.
Mais le voyage ne s’arrête pas là...
Article publié dans Le Crestois du 5 juin 2026
Toutes les recettes de Rodolphe Dejour sont regroupées dans notre rubrique cuisine.

