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Le poulet de la discorde

Tribune du 11 septembre 2026 de Max Ponce.

À Chabrillan comme ailleurs, les projets d’installation d’élevages industriels se multiplient, provoquant une avalanche de pétitions contestataires. Les motifs de ces controverses ne manquent pas, allant de l’intérêt individuel aux questions environnementales. Celle du respect du vivant est souvent oubliée. Or, s’il est un sujet qui mérite d’être le socle de ce débat, c’est bien celui-là.

Les impératifs économiques de la filière ne peuvent s’affranchir de cette question qui est de l’ordre de la grandeur humaine ou de son déclin. Nous n’en sommes plus à l’âge des penseurs abusés par les croyances de leur époque, comme Descartes et son animal machine n’ayant ni sensibilité ni souffrance. Il écrivait : « Les animaux sont des machines, ils sont dépourvus de raison et d’âme. Leur comportement et leurs cris s’expliquent par de purs mécanismes biologiques et physiques semblables au fonctionnement d’une horloge ou d’un automate. »

Qui a partagé la vie d’un chien, d’un chat ou de tout autre animal, ayant pu observer ses manifestations de souffrance, d’affection, de fidélité, d’intelligence, ne peut se résoudre à cette basse vision...

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Tribune publiée dans Le Crestois du 11 septembre 2026