Gigi a des envies de Mars

La chronique de René Bergier du 19 mars 2021.

Glups ! C'est moi, Gigi, le petit poisson émigré… vous me remettez ? Il y a quelques jours, j'ai appris qu'on avait mis un pied sur Mars ; enfin, un pied d'engin spatial, parce qu'il n'y avait pas d'humain à bord. « Encore trop risqué pour envoyer un homme sur la planète rouge », qu'ils ont dit à la Nagea… pardon, à la Nasa. Il paraît que, là-haut, l'oxygène se fait rare et les écarts de chaleur sont importants.

Mais pourquoi diable n'ont-ils pas envisagé d'expédier un cobaye… un poisson par exemple ? J'aurais été candidat. C'est vrai ! Moi, je n'ai pas besoin d'air pour vivre ; au contraire, c'est quand je suis sur les galets ou dans le panier du pêcheur que je suffoque. Et pour les écarts de chaleur, je m'adapte… sauf quand on m'enferme dans la marmite du chef. J'aurais tant voulu être le premier poisson volant de la rivière Drôme et revenir dans l'eau terrestre avec la tête pleine de souvenirs à raconter à mes amis et à ce vieux mercenaire de héron qui en aurait été tout ébaubi !

Mais là, vous l'aurez deviné, n'aurait pas été ma seule satisfaction. En prenant le large (ou plutôt le haut) je me serais éloigné, en quelque sorte, de cette terre où, dans un vacarme médiatique oppressant, on ne parle plus que de virus et de libertés perdues...

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Chronique publiée dans Le Crestois du 19 mars 2021

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