Accueillir Lidl : est-ce un progrès pour notre vallée ?

Tribune du 23 avril 2021 d’Agnès Fouilleux.

L’enseigne allemande de discount souhaite s’installer sur notre territoire. Elle vend des produits à bas prix qui intéressent logiquement une partie de la population. Des produits dont le coût réel, si on ajoutait le coût des impacts sociaux et environnementaux induits au prix affiché, deviendrait si prohibitif que plus personne n’en voudrait…

COÛT SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL NON COMPRIS

Le prix payé par les clients de Lidl n’est pas le vrai prix de ce qu’ils achètent : il est artificiellement bas car subventionné par la société à différents niveaux, donc par nous tous. Les produits alimentaires, par exemple, sont issus de l’agro-industrie. Celle-ci est généreusement subventionnée par la Politique Agricole Commune qui verse 80% de ses subsides aux gros producteurs de ces filières. Les aliments produits auront, au passage, pollué l’environnement avec des pesticides, fongicides, et autres phytosanitaires. Le coût induit par la destruction des milieux, des espèces, la pollution de l’eau sera pris en charge a posteriori par la société et non par les responsables des dégradations.

Les travailleurs agricoles, qui ont oeuvré à faire pousser ces aliments, ont probablement été souspayés et embauchés sans couverture sociale, ni sécurité de l’emploi, en général à l’étranger...

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Tribune publiée dans Le Crestois du 23 avril 2021

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