La prochaine foi

Transition, la chronique de Vincent Meyer du 11 juin 2021.

Nous pensons voir le monde tel qu’il est ! Mais notre représentation est erronée, entachée d’anthropomorphisme, limitée par nos cinq sens, déformée par notre ego… Et la représentation que nous avons de nous-mêmes est en phase avec notre représentation du monde. Nous sommes enfermés dans cette vision illusoire et étriquée.

En prendre conscience ne suffit pas à en sortir. Prendre du recul suppose, habituellement, de faire un pas de côté, de sortir du cadre, de prendre de la hauteur. Pas évident quand, dès notre tendre enfance, tout concourt à nous attacher à une vision en 3D transmise et partagée depuis des générations.

Pourtant, depuis l’Antiquité, nombre de poètes, d’artistes, de philosophes, de mystiques, et désormais de scientifiques, ont fait des incursions hors du système spatio temporel qui borde notre existence en longueur et en largeur. Des sorties dans l’espace immatériel, dans la présence invisible, dans le vide de la raison, dans l’au-delà des sens. Des sorties hors de l’ordinaire avec retour rapide dans la matérialité de la navette planétaire et le confort rassurant des objets et des certitudes.

Le mot "foi" vient du latin fides qui a donné "fidélité" et "confiance". La foi n’exclut pas le doute.

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Tribune publiée dans Le Crestois du 11 juin 2021

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