Tribunes : l'expression libre de nos lecteurs

                

De l'outrance

Tribune du 4 février 2022 d’Alain Delforge.

Dans le maelström bienpensant et si peu pensé des injonctions au calme et à la solidarité qui apparaissent régulièrement dans les médias en ces temps inquiets, certaines d’entre elles ne manquent pas de sel lorsqu’elles se fourvoient joyeusement en criminalisant et culpabilisant à tour de bras toute opposition à leur conception absolutiste (c’est dans l’air et ça passera, comme tout le reste) de la citoyenneté à la française, dont elles ont pris grand soin de tracer l’enclos moutonnier à coups de massettes zélées, après passage sous les fourches caudines de l’expertise, de la spécialisation, de la profession et du sens des responsabilités.

À quand la dynamite ? À ce train-là, Hiroshima aurait donc apaisé les débats de façon éclairée, voire phosphorescente, et la pédagogie qui s’ensuivit fut certainement d’une efficacité redoutable, ainsi qu’il en a toujours été de la bonne vieille comptine du sabre et du goupillon, dont les origines sanitaires semblent bien établies. Quant aux excès de langage et aux comparaisons oiseuses et, comme nous y sommes, on ne voit pas bien en quoi assimiler les non-vaccinés à des délinquants routiers doublés d’ados attardés participerait à la paix sociale...

La suite de cette tribune est réservée aux abonnés numériques. Connectez-vous dans la colonne à droite ou abonnez-vous.

Tribune publiée dans Le Crestois du 4 février 2022

UA-22506836-1
Nous utilisons des cookies sur notre site web. Certains d’entre eux sont essentiels au fonctionnement du site et d’autres nous aident à améliorer ce site et l’expérience utilisateur (mesure de l'audience). Vous pouvez décider vous-même si vous autorisez ou non ces cookies. Merci de noter que, si vous les rejetez, vous risquez de ne pas pouvoir utiliser l’ensemble des fonctionnalités du site.