Les actus à découvrir dans le journal de la Vallée

                

Vous avez le destin du Crestois entre vos mains

Le Crestois est à un tournant de son histoire et, pour être honnête avec vous, il vit peut-être ses dernières heures.

En 122 ans d’existence, Le Crestois a souvent connu des moments difficiles et des périodes incertaines. Mais le travail et l’abnégation de chaque génération a permis à la suivante de continuer l’histoire du journal.

En octobre 2017, nous avions déjà alerté nos lecteurs en titrant en première page : « Chronique d’une mort annoncée ? ». Cinq ans plus tard, la situation ne s’est pas améliorée, elle s’est même aggravée. Les turbulences que notre époque traverse n’y sont pas étrangères. Crise des gilets jaunes, pandémie, confinements successifs et guerre aux portes de l’Europe ne nous laissent guère de répit.

Cette année, la hausse du prix des matières premières nous a durement impactés. Au Crestois, les dépenses pour le papier ont doublé en l’espace de quelques mois (les usines à papier sont de grandes consommatrices de gaz et le bois russe est sous embargo), passant de 15 000 euros HT à plus de 30 000 euros HT par an. L’approvisionnement, si aisé par le passé, s’est fortement tendu ; trouver du papier est devenu un art. Les consommables nécessaires à l’impression du journal (encres et plaques) ont suivi le même chemin.

L’équilibre financier de l’entreprise, qui a toujours été précaire, s’est fortement dégradé ces derniers mois. Ici, nous n’avons jamais roulé sur l’or, mon arrière-arrière grand-père, Joseph Salem Bruyère, le fondateur du Crestois, l’écrivait fort justement dès les débuts : « Si nous avions été animés d’un esprit de lucre, nous aurions vécu ce que vivent les roses. » Une maxime qui reste d’actualité.

EFFET CISEAU

L’augmentation des coûts de production conjuguée à une baisse d’activité de l’imprimerie, à une diminution des recettes publicitaires et à une stagnation des ventes, en économie, cela s’appelle un « effet ciseau » et, sur les finances d’une petite entreprise comme Le Crestois, cela se ressent immédiatement.

Dit, autrement, il ne nous reste plus beaucoup de temps et c’est à vous de choisir si Le Crestois doit continuer à exister. Personnellement, je vous dirais que oui. Un journal comme Le Crestois me paraît essentiel dans un bassin de vie comme le nôtre. La vallée sans son journal, c’est comme Crest sans sa Tour, il manquerait quelque chose dans le paysage. Je pense également qu’un journal local est le meilleur rempart aux temps difficiles que nous allons devoir affronter collectivement dans les années à venir, une sorte de phare dans la nuit, nous permettant de garder le cap dans le brouillard.

À quoi ressemblerait notre vallée sans son Crestois, libre et indépendant, contant chaque semaine la vie associative, culturelle et citoyenne locale ? Si son contenu peut parfois déplaîre (et c’est normal !), il reste un outil démocratique qui me paraît indispensable, aussi, pour décrypter la communication, parfois trop policée, des institutions locales.

Et puis un journal de 122 ans, ça mérite un coup de pouce pour voir combien de temps l’histoire peut durer... 150, 200 ans ?

COMMENT NOUS AIDER ?

Bien sûr, nous avons conscience de la hausse du coût de la vie, qui nous contraint tous à être plus attentifs à notre budget, en limitant les dépenses au strict nécessaire. Une fois le frigo et le réservoir remplis, il ne nous reste souvent plus grand chose pour les dépenses « non-essentielles » comme les sorties ou... la presse écrite.

Si vous souhaitez nous aider, vous pouvez vous abonner, vous, vos amis ou vos ennemis, à la version papier ou numérique du Crestois, ou acheter le journal au numéro chez l’un de nos nombreux revendeurs. Vous pouvez aussi faire passer dans nos colonnes de la publicité pour votre entreprise, des petites annonces ou des annonces légales, nous confier vos travaux d’impression...

Mais vous pouvez aussi venir en renfort de notre équipe rédactionnelle en nous envoyant vos articles ou tribunes. Toutes les choses sont bonnes à prendre et les petites gouttes d’eau font les grandes rivières.

Jean-Baptiste Bourde

Article publié dans Le Crestois du 2 septembre 2022

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